Régénérer 3000m²
au cœur de la ville
pour créer un lieu qui relie
esthétique, écologie & abondance
... comme dans la Nature

 

S'inspirer de la Nature implique d'utiliser les ressources locales, favoriser les systèmes circulaires dans lesquels tout est recyclé, créer les conditions de la résilience et de la diversité, faciliter les synergies et saisir chaque opportunité d'optimisation de l'utilisation du sol et de la captation de l'énergie solaire.
Quelques exemples d'applications dans la conception de la micro-ferme ...



Le sol

La particularité de ce projet réside dans le fait que nous avons dû créer notre sol au-dessus d’une fine couche de terre sableuse et du corroi de glaise historique, dont la fonction d’étanchéité ne fonctionnait plus.

La terre végétale provient des travaux d’aménagement du campus urbain du plateau de Saclay situé à 15km.

La matière organique vient:
  • de la Ferme (résidus de cultures et engrais verts)
  • de Versailles (broyat de bois issu de l’élagage des avenues de Sceaux & de Paris)
  • du territoire de Versailles Grand Parc et alentours (compost & plaquettes forestières, marc de café mycelliumisé)



L'eau

530m³, c’est environ le volume d’eau que nous devons collecter et stocker par an pour les cultures. Pour cela, nous avons prévu 2 bassins de collecte de l’eau de pluie reliés aux gouttières de la Ferme (abri et serre) et des bâtiments voisins.



L’énergie

5500kwh, c’est environ l’énergie dont nous aurons besoin chaque année pour alimenter les pompes d’irrigation, les lumières et les branchements électriques de l’abri. Cette énergie proviendra d’électricité verte issue de la petite hydroélectricité qui participe à la protection de Rivieres sauvages en France. Les espaces dans le bâtiment seront chauffés par un système de poêle de masse utilisant du bois énergie provenant dans un premier temps des résidus de bois non traité du chantier de construction du siège de N&D puis de forets de la région gérées durablement.



Les plants et les semences

Les premiers plants de vivaces et d’arbustes proviennent de pépiniéristes bio meudonnais et normands, les semences de semenciers potagéristes français indépendants, 100 % bio. Nous tenterons de produire certaines de nos semences et explorerons les possibilités d’échanges locaux de semences.





L’eau collectée des toits voisins, de la serre et de l’abri circule via des noues et est stockée dans 2 bassins d'une capacité de 150m³, avant d'être utilisée pour l’irrigation des cultures.


Le paillis des planches de culture provient de l’élagage des platanes et des tilleuls à côté de la Ferme et des déchets verts locaux. Cette matière organique va nourrir la fertilité du sol et sera transformée par la microfaune en nutriment pour les plantes. Ce paillis a été enrichi du marc mycéliumisé de la société d’insertion Upcycle .... L’équivalent du marc d’environ 400.000 tasses de café!

Les toilettes sèches et la biomasse de la Ferme, ainsi que les déchets organiques du siège de N&D, seront compostés et réintégrés dans le cycle de création de l’humus de la forêt jardin.


Nous tachons autant que possible d'utiliser des matériaux recyclés : des allées de circulation réalisées en partie avec les gravats du chantier d'aménagement, un système de chauffage (rocket stove) conçu avec de la glaise de l'ancien étang, d'anciennes palettes de bois reconverties en bacs de compost etc.

Un élément, plusieurs fonctions


Quelques exemples :

La Ferme: lieu de production agricole, espace de pédagogie et de transmission de savoir-faire, lieu d'inspiration et de partage, site de récupération de déchets organiques locaux, îlot de fraîcheur en ville, zone tampon en cas de très forte pluie, refuge de la biodiversité.
Les murs de l’étang: masse thermique pour chauffer la serre, support de plantes grimpantes, espace de stockage de plants, support pour la serre bioclimatique, élément esthétique et protection, effet "bordure" riche en biodiversité.
Les mares: stockage de l’eau pour l’irrigation des cultures du jardin, support pour la culture de plantes aquatiques, niche biologique, reflet de lumière.

Une fonction, plusieurs éléments

Irrigation:récupération de l'eau de pluie et consommation maîtrisée grâce à différentes approches : paillage du sol, goutte à goutte, arrosage spécifique par type de culture.

Fertilité du sol: mulch, compost, paillage, marc mycéliumisé, toilette sèche, poules, déchets verts du quartier et de la ville.



Flore: plusieurs centaines de variétés de plantes seront présentes dans la Ferme.

Macro faune: une vingtaine de poules, un canard coureur indien et deux ruches.

Micro faune: le sol sera constamment nourri de matière organique vivante.

1+1=3

Les associations de culture permettent d’optimiser l'utilisation de l'espace et d'obtenir plus que les récoltes de chaque culture.

Les différentes activités de la Ferme se nourrissent mutuellement et sont réalisées en même temps.

La Ferme s'inscrit dans les flux du métabolisme urbain (matière organique, eau, circulation humaine, etc.) et s'en nourrit.

Espace

Horizontalité: la terre n'est jamais laissée à nu, chaque centimètre carré de terre est implanté le plus souvent possible.

Verticalité: culture sur plusieurs strates pour optimiser la verticalité.


Temps

La culture sous abri (serre bioclimatique, châssis fermés, tunnel nantais) nous permet de cultiver plus longtemps dans l’année.

La technique des couches chaudes est utilisée pour gagner quelques degrés supplémentaires en début d’année.

Le design permaculturel est pensé de manière à optimiser les déplacements des maraîchers.

La multifonctionnalité et l’espace réduit permettent de gérer plusieurs activités en même temps.